jeudi 29 novembre 2012

Vivre à la marocaine à Meknes


Leïla, l'aînée, et moi
Je devais quitter Tanger avant qu'il ne soit trop tard, avant que le confort ne s'installe pour de bon. Ma jument, bien installée sur le bord de mon lit dans mon petit riad familial, me suppliait de reprendre la route, de rouler aux côtés des ânes, des moutons, des oliviers et des amoncellements de déchets qui composent le contrastant paysage marocain. 



Les ânes, si méprisés, mais tellement pratiques au Maroc
Par économie de temps, je décidai de laisser ma jument chez Khalid et de poursuivre ma route en train jusqu'à Meknes où la famille maroco-québécoise Tahiri-Therrien m'attendait impatiemment. 


Catherine et Yasmine
Mon lien avec cette famille remonte à mes études universitaires où Catherine et moi avions suivi un cours d'anthropologie visuelle où nos discussions s'avéraient souvent plus intéressantes que la matière... 


La mignonne Soukaïna et ses cinq ans... et demi  !
S'en suivi des études graduées avec comme terrain commun Tanger dans le même projet de recherche. Catherine s'attardait plutôt au discours et aux parcours de vie des femmes lors de la période internationale de la ville. Depuis, elle est désormais "surdiplômée" et tente de se frayer un chemin dans le monde difficile de la recherche et de l'enseignement universitaire, et ce, au Maroc et en Europe.


Yas, Adda, Sousou, Rizlah et Leïla
Pendant ses études, elle a ajouté trois humains à sa vie, qui suivent les projets et les mouvements tumultueux de la famille entre le Maroc, l'hiver, et le Québec, l'été. Curieux hasard ?


Reda, discute affaire en caressant ses oliviers
La famille est complète avec Reda, un agronome ayant réalisé ses études au Québec et qui est le chef de l'entreprise familiale Oléalys, notamment spécialisée dans l'exportation - en petite quantité - de son huile d'olive fruitée et intense destinée aux connaisseurs québécois. Nous y reviendrons dans un futur billet.



Leïla nous présente la presse Oléalys,
près de Meknes
La proposition de la famille était de me faire vivre le quotidien d'une famille marocaine. J'ai donc été nourris, hébergé et trimbalé entre la ferme, les cours de danse, de langues, les fêtes d'enfants, l'école, et ce, pendant six jours. 




À la fête, avec les amies
La fête à la presse Oléalys
Leïla et les olives
Les olives seront pressées dans quelques jours
L'animateur exotique de la soirée, MC Chappy
J'ai mangé dans cette famille les meilleurs plats marocains, dont la harira, le tajina et le kefta avec les oeufs. Bref, que du bonheur. Merci.

Quelques LIVE à Meknès, dont à la presse et au marché d'épices :