mardi 27 novembre 2012

Le Tanger d'aujourd'hui


Chat camouflage dans le Marchan
Peu à peu je recommençais à reprendre mes habitudes et à retrouver les lieux qui composaient mon quotidien douze années auparavant. 


L'endroit où je me procurais, pour 20 DH, mon sandwich au poulet avec les fameuses frites à l'intérieur tout à côté du grand Socco était toujours présent, la pâtisserie près du boulevard Pasteur avait toujours d'excellents briouatz et de petites pizzas délicieuses tandis que le marchand ambulant de tartes aux pois chiches  - dont le nom m'échappe - n'avait même pas augmenté son prix - un dirham - depuis le temps... 



Tranquillement, je redécouvrais une ville qui semblait en santé et dans laquelle je me trouvais plus confortable, voir même plus confiant  qu'en 2000.

J'avais néanmoins l'impression que Tanger était en ébullition, que son économie avait été en quelque sorte "botoxée"... 


Entrée de la Kasbah
Il faut préciser que Tanger, avec le Roi Mohammed VI, a commencé à retrouver ses lettres de  noblesses. Le nouveau roi a fait table rase des guerres du passé (qui perduraient depuis son père) et a décidé de faire de la ville du détroit le pôle économique du Nord, notamment en investissant massivement dans la construction de deux nouveaux ports.



Médina de Tanger
Néanmoins, l'un des joyaux méconnu de cette cité, sa petite médina, tombe en ruine. Tanger a certes bien vieilli, mais son cœur qu'est la médina aurait besoin d'un électrochoc afin de préserver, mais surtout de remettre sous les projecteurs, son cadre bâti qui cache tant de secrets et de lieux à redécouvrir. 



Impasse dans la médina de Tanger
Et selon moi, cela doit se faire en impliquant ses habitants, ceux-là même qui vivent dans la vieille ville arabe, dans les éventuels projets de revitalisation.











Hisham, moi et Sidi Ismel
D'ailleurs, accompagnez-moi sur le terrain de la médina de Tanger pour y découvrir certains lieux mythiques, dont le petit Socco, le grand Socco et la bab Kasbah :