samedi 10 novembre 2012

Grenade est une femme. Je suis amoureux.


Grenade et le quartier de l'Albaycìn du haut de l'Alhambra
On m'avait prévenu. Certaines personnes m'avaient même mis-en-garde par rapport à la ville de Grenade, "elle est si unique que tu vas en tomber amoureux". Par jalousie envers cette nouvelle flamme possible et par précaution pour mon couple, Petite et moi avons même étudié la possibilité qu'elle y fasse un saut l'instant d'une semaine. Trop hasardeuse et dispendieuse, l'idée fut malheureusement rejetée.



Du haut du clocher St-Nicolas, l'Alhambra surplombant Grenade


Un hostal très central et près des tapas
Seul, j'y suis donc resté trois nuits dans un petit hostal modeste, la pension Antares, où le propriétaire, parlant français, avait un respect pour les voyageurs à vélo (en me donnant accès à la machine à laver).



Trois nuits seulement... Juste le temps d'avoir un coup de foudre, avec les sentiments physiques et psychologiques qui accompagnent cet état : réflexions euphoriques, frissons, chaleurs, bégaiements, pupilles dilatées et organes sensibles. 


Dirigeons nous au pied de l'Alhambra
Je me suis même surpris à caresser les murs soyeux de l'Alhambra, avec ses courbures calligraphiques arabes qui se faisaient réchauffer tranquillement par un chaud rayon de soleil qui perçait l'une des cours intérieures du palais.


Un mur d'une salle ouverte de l'Alhambra
Mais comment expliquer ce sentiment d'attraction, cette magie qui habite la ville ? D'abord, quelques faits : par sa position géographique, Grenade jouit d'un climat quasi parfait : environ 315 jours sans précipitation par année avec une moyenne de 15 degrés. 


Reflet dans l'eau d'une section du palais Alhambra


À moins de 40 kilomètres se trouve la chaîne de montagne de la Sierra Nevada, où l'on pratique le ski, les randonnées et les descentes folles en vélo de montagne. 


Le quartier Sacromonte et ses maisons construites à même le roc,
parfois à l'intérieur de grottes
Si on préfère le sable et le soleil, Malaga et les autres nombreuses villes balnéaires de la Costa del Sol sont à plus ou moins 140 km. Pour un québécois qui va à son chalet le vendredi au Lac St-Jean mettons, c'est à côté...



Le quartier Albaycin
Historiquement, c'est d'ailleurs peut-être pour cette raison que d'abord les Romains (200 ans avant JC.), puis les arabes (700 après JC) et les catholiques (1492 après JC) se succéderont dans la destinée de la cité.




Le clocher de l'église St-Nicolas est
un excellent mirador
C'est la dynastie musulmane des Nasrides qui érigea le majestueux complexe palatial de l'Alhambra qui enlace littéralement la cité, aujourd'hui habité par 320 000 personnes. Bien entendu, la symbiose culturelle qui existe dans cette cité m'accroche et me chavire. 


Près de la Plaza Nueva, au début de la montée du quartier de l'Albaycin


Je n'ai pas d'autre choix que d'établir un parallèle avec un autre lieu où la magie de la rencontre en l'Orient et l'Occident s'opère, c'est-à-dire à Tanger, au Maroc. J'y reviendrai certainement d'ici une dizaine de jours de vélo...

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