jeudi 15 novembre 2012

Traîner mon corps jusqu'à Antequera


Sur la route vers Antequera. Des plaines ceinturées de montagnes

Le soleil était au rendez-vous pour cette journée de vélo en montagne me permettant d'atteindre Antequera, ville de 25 000 habitants qualifiée historiquement de "centre" de l'Andalousie en raison de sa situation géographique.


Toutefois, les 70 km qui me séparaient de cette ville allaient se révéler difficiles...


De la pierre blanche et polie composent étrangement ce territoire
En ce qui a trait au vélo, c'était la belle vie : des routes peu fréquentées, des petits villages, de bonnes montées de quelques bornes qui se font pardonner par des descentes tout aussi importantes. 



Également, j'ai dû traverser une zone agricole où j'ai pu mettre la main sur certains produits rares, comme des légumes...


Elles étaient si bonnes ces fèves. Est-ce les coupables ?
Toutefois, après avoir dîné au kilomètre 35, j'ai ressentis les mêmes maux dont j'avais été victime à Madrid... Sauf que cette fois-ci, j'étais à vélo, au milieu de nulle part.

Pour la postérité. Les douze prochaines heures allaient être... dégueulasses
Voyez comme les deux portraits font contraste... Après un premier "dépôt" important, je croyais avoir vaincu la bête et j'étais prêt à franchir les 25 km qui me séparaient d'Antequera. Or, à peine 10 km réalisés, je suis tombé, sans énergie, tel un mort vivant, sur le bord d'une petite route de campagne et me tordant de douleur. 


Je tiens encore à remercier le bon samaritain anonyme pour son acte généreux. Je n'ose pas imaginer le scénario de cet épisode sans son intervention. Pour les "vrais" détails, on fera ça en "vrai", live à Québec. 

Quelques jours encore dans les montagnes...
Je tente de poursuivre ma route dans les montagnes. La température très changeante dictera l'horizon de ma prochaine destination. Quoiqu'il en soit, le Sud m'appelle.