samedi 17 novembre 2012

Cavale sportive dans les Pueblos Blancos


El Gastor, nommé le "balcon des Pueblos Blancos", est à 1036 mètres d'altitude
Mon corps était de nouveau en service lors de mon réveil à Antequera. Le soleil avait chassé les nuages et fait disparaître les grêlons et la pluie. Comme à l'accoutumé, aprèsavoir consommé mon café cortado et mes toasts aux tomates râpées, j'ai sellé ma jument, analysé ma sortie de ville sur mon GPS et re-analysé mon matériel afin de m'assurer, tel un fugitif, que rien n'est laissé derrière moi. 



Olvera, du haut de la roche qui surplombe la cité
Mon guide canin
75 km plus tard, la blancheur des maisons en chaume de la ville d'Olvera me guida jusqu'à un  sympathique hôtel me permettant d'avoir une vue imprenable sur l'imposante église de la Encarnación et de son château arabe, bien assis sur le plus haut rocher du village. 


Olvera de mon hôtel
Le plan de match du lendemain était précis : 67 km dans les montagnes escarpées qui allait me mener de El Gastor, à Setenil de las Bodegas puis finalement à Ronda, la plus touristique des trois cités et abondamment fréquentée par les autobus de touristes provenant de Malaga (70 km). Cette journée fut l'une des plus difficiles et des plus excitantes à la fois. En LIVE, le départ dans les montagnes et ma rencontre avec les moutons :




Gravir les mètres me permettant de reposer mes fesses sur le banc de parc de la petite place publique de El Gastor fut une épreuve considérable. Toutefois, je sentais, dans le regard des habitants de ce village, une forme de reconnaissance et de considération sur "l'acte" que je venais de réaliser. À moins qu'ils me prenaient simplement pour un taré d'aboutir à cet endroit à vélo...
El Gastor
Son église
Sa place publique
Ma pause lunch à El Gastor m'aura permis de reprendre des forces, mais également de servir de sujet de discussion pour les gens du village... J'ai donc repris les rennes de ma jument rapidement afin de poursuivre ma journée chargée vers Setenil. 


Mon parcours...
Western andalou?
Dès mon arrivée dans cette ville, je fus véritablement subjugué par sa structure urbaine atypique, forgée à même les rochers, comme si Gaudì était passé par ici 1500 ans auparavant. En LIVE, vivez Setenil de las Bodegas :



Malgré le spectacle unique que m'offrait Setenil, ma route devait se poursuivre jusqu'à Ronda et 23 km me séparaient encore d'elle. J'ai dû prendre une ration de jujubes magiques vers la mi-parcours afin d'y arriver... Ronda allait-elle être à la hauteur des ces magnifiques pueblos isolés dans les montagnes de l'Andalousie?

Cette structure en symbiose avec le roc me laisse sans mot
Le rocher fait office de toit
Setenil de las Bodegas

1 commentaire:

  1. Salut l'artiste !
    "Et non, on est pas là !" :)
    Contents de lire tes dernières aventures ! Magnifique ces petits villages...
    On ne passera pas par là, on est à Malaga depuis quelques jours, on prépare la suite. On devrait prendre le ferry lundi ou mardi pour Melilla. Et on devrait être vers Meknès dans une quizaine de jours. Qui sait on se croisera peut être !
    Tout de bon !
    Benoit et Céline

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